Pour évoquer l’été indien et ses splendeurs rouilles, fauves et dorées car après tout nous ne sommes qu’au tout début septembre mais une certaine légèreté de l’air le matin en ouvrant les volets, une écharpe de brouillard qui flotte dans le ciel et surtout une odeur de sous bois qui fait penser à l’omelette aux cèpes me met déjà un peu dans l’ambiance.

En fait je pense surtout à la rentrée littéraire qui apportera son lot habituel de plaisir et déception, en l’attendant je m'apprête à tourner les dernières pages du Chardonneret, je me suis beaucoup attachée à Théo, aimé toute la partie new-yorkaise, tout ce qui touche à l’art et aux antiquités, les descriptions des objets, sentiments, itinéraires, paysages qui sont parfaites, presque tout sauf  la drogue omniprésente, étalée avec complaisance à longueur de pages, trop glauque !

Et j’imagine que la fin ne sera pas heureuse du tout.