Si j’avais eu quelques dispositions artistiques j’aurais aimé travailler dans ce que l’on appelle de nos jours un métier d’art, peu importe la matière, cuir, tissu, dentelle, perles je crois que j’aurais beaucoup aimé en tous cas

jusqu’à hier midi moment où la télé nous présente un reportage trop court sur une quincaillerie à Marseille, la caméra se promène dans les rayons, j’ai l’impression d’être chez le Mozabite de Gardaïa  et je m’entends dire : "J’aurais adoré être quincaillère."

A une époque j’ai beaucoup fréquenté celle de la rue Montorgueil, il y avait tout tout et plus encore, nul besoin d’aller au BHV.

Oui j’aurais vraiment adoré être quincaillère.

S’en rendre compte à bientôt 72 ans est un peu tard.

Dans une autre vie je vendrai peut-être des clous, des vis, des outils compliqués, de la ficelle et surtout des trucs que l’on ne trouverait que chez moi, un vrai  petit bonheur de chaque instant.