Une sœur de mon grand-père, tantine Gaby, personnage haut en couleurs, au début des années 60 a entrepris de broder des draps pour me les offrir si je me mariais un jour.

En 1965 je me suis retrouvée avec des draps brodés de mes initiales, par chance en épousant Maky je conservais le P de mon patronyme de jeune fille.

J’avoue qu’à l’époque je ne me suis pas extasiée sur le travail de Tantine, le temps passé ni même sur le résultat.

Simples initiales, fleurs printanières, entrelacs de feuillages, tantine était une remarquable brodeuse, c’est maintenant que je le réalise.

N’utilisant plus du tout depuis longtemps les draps brodés, trop rugueux, trop difficiles à repasser, je n’hésite pas à les « sacrifier » je coupe, couds redonne vie au trousseau et pense à ceux qui depuis hier sont dans la peine.